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Art & Photo Par Artsomdede

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 09:03

Le noir et blanc s'impose naturellement à certaines images. Ici, il renforce la légende de l'oiseau de mauvais augure qui hante les croyances et allégories religieuses.

 

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J'ai entendu ça et là des amateurs de photographie vanter le réalisme des clichés en noir et blanc. Plus qu'en promoteur du réalisme, le noir et blanc agit en détonateur d'émotions par lesquelles les faits se teintent de paroxysme, manière de les encastrer au plus profond dans la mémoire. Cette force creuse avec efficacité les sillons de la mémorisation, mais en altère la rectitude par excès de dramatisation. Ordinairement, l'oeil répercute une image de couleur au cerveau, ce qui banalise les couleurs à l'appréciation. À moins de l'exacerber par les artifices de la technique, la photographie en couleur ne génère pas autant d'aficionados parmi les visiteurs d'expositions.

Depuis des millénaires, les représentants de l'église parlent au nom de Dieu. Il existe, il est partout, mais on ne l'a jamais vu. Le bénéfice du doute ne l'emporte pas. C'est à ceux qui réfutent l'émergence d'un dieu de prouver qu'il n'est pas. Le poids des mots façonne les idées et la réitération en solidifie l'ancrage, quelle qu'en soit la cohérence.

L'homme voit en couleur, n'a jamais vu Dieu ; mais il vante le réalisme du noir et blanc et ne cesse de référer au divin. Comme quoi avec une pointe d'habileté et une dose de persévérance, les discours finissent par décréter et faire vivre n'importe quoi.

Lorsqu'on se lance dans la quête du pouvoir, la stratégie, pour ne pas dire l'obligation, de faire prendre des vessies pour des lanternes s'impose. Le secret de réussite d'une campagne électorale réside dans la sélection des faits, leur cadrage et angle de présentation, pour argumenter des idées empreintes du " réalisme " du noir et blanc et de la puissance des " convictions " de la religion. Ce quelque chose qu'on n'a jamais vu, mais dans lequel il faut placer un éternel espoir. C'est à dire, croire.

Voilà où les amalgames de ce raisonnement tarabiscoté voulaient en venir. Que cet oiseau ne soit pas de mauvais augure pour le printemps prochain, mais les chimères ont la ténacité des croyances qu'elles engendrent.

© André Lurde


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Published by artsomdede - dans photo
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Marie Anne 30/01/2012 12:22


De l'amateur de Photographies à la campagne électorale, en passant par l'existence de Dieu, quels écarts !

artsomdede 30/01/2012 18:24



Le but était bien de sortir de la monotonie des commentaires d'experts et spécialistes en tous genres pour orienter les lecteurs sur le chemin de la pensée complexe, notion que développe par
exemple Edgar Morin. Il va sans dire que la substance de mon petit texte, qui n'a que peu de validité en tant que telle, est surtout une invitation à une réflexion élargie sur l'humain, dans
laquelle par exemple l'économie serait ramenée au rang d'outil au service de la sociologie, elle-même au service de l'apaisement des relations entre les humains dans leur environnement politique,
culturel et écologique.
Le coeur et la raison sont les composantes majeures de notre être qui souvent nous entrainent sur des chemins diamétralement opposés. C'est bien avec ce grand écart qu'il faut composer.  Le
nier c'est se renier. Le reconnaître c'est l'intégrer, avec la possibilité d'en amortir les effets déstabilisants.
Sectoriser, cliver, hiérarchiser façonne l'esprit de rationalisation pendant que la voie de la rationalité s'articule autour de tels écarts de réflexion.
Une pensée de "réseau-noeud".