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Art & Photo Par Artsomdede

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:38
Dernier dessert avant désert.

Appelées à disparaitre, des échoppes et habitations ayant hébergé des familles d'immigrants chinois depuis plusieurs générations vont dégringoler de leurs pilotis plantés sur les bords des canaux longeant la route de Rangsit à Nakorn Nayok pour quitter Bangkok par le nord.

Assainissement, aménagement, développement, quels que soient les mots, des quartiers traditionnels vont débarrasser le plancher pour des raisons de modernisation. Cela pourrait bien ressembler à ces opérations immobilières qui assoient le phénomène de gentrification survenant dans de le centre de nombreuses capitales européennes d'où les classes populaires ont été, de fait, chassées.

Ainsi, je serai privé de ce dessert de grand-mère à base de lait de coco et de farine de patates douces, de pâtes de riz aromatisées et de fruits confits subtilement mariés, légèrement arrosé de sirop de canne et caché sous un lit de glace pilée.

"Rot-tchon Singapor" serait la traduction phonétique du Thaï pour cette douceur qui deviendra de plus en plus difficile à dégoter, tout comme le café boran* de l'article précédent.

*Boran en Thaï voulant dire ancien.

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Published by artsomdede - dans Thailand société
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commentaires

Hercule 09/04/2014 13:56

En ce temps mà, Hercule avait nettoyé les écuries d'Augias.
Privé de dessert ? Ton diabète redeviendra normal.

Jean-Philippe 05/04/2014 06:54

Pardon, je n'ai pas été très clair: le mot que j'ai découvert c'est celui de "gentrification".

Dédé 05/04/2014 11:22

Si, si, c'était clair. Ce qui est moins clair c'est la tournure actuelle que le monde prend tel qu'il est pensé, pour quelle issue et à quelle échéance la réalité va remettre les point sur les "i".

Jean-Philippe 05/04/2014 06:51

Je connais le phénomène - je l'ai sous les yeux à Phitsanulok - mais je ne connaissais pas son nom. Merci !
Près de chez moi, à Phitsanulok, nombre d'anciens "choum chon" sont en train de mourir à cause de la spéculation immobilière. Avec eux disparaîtront l'esprit de communauté, d'entraide et de solidarité qui, souvent, les caractérise.
L'un d'eux, par exemple, vient de perdre le terrain qui lui servait de marché de produits bio (si, si !). "Le terrain a été racheté par des riches", m'ont dit les habitants ! J'ai bien peur que leur échoppes, leur forum, leurs potagers soit bientôt remplacés par ces ensembles anonymes de maisons de villes et d'immeubles collectifs qui poussent comme des champignons depuis quelques années.
Inéluctable ? Non, pas si nous prenons conscience de ce que nous perdons. J'ai rencontré ces personnes, adeptes du "consommons et produisons localement", du "consommons bio", de la médecine douce, du co-voiturage, du triage et du recyclage des déchets. Ils sont plus nombreux qu'on ne le pense. Mais ils sont invisibles sur l'échiquier politique. Pas étonnant, leur terrrain de lutte n'est pas dans les urnes. L'air y est irrespirable ! Leur terrain de lutte, c'est d'abord leurs jardins, leurs marchés, leurs quartiers. Leur lutte est-elle perdue d'avance? Oui, si nous ne comprenons pas qu'elle est aussi la nôtre !